le 28-03-2009

Je n’ai jamais voulu porter de sabots au boulot, jamais, et ce ne sont pas les catalogues bourrés d’horreurs qui me sont passés sous les yeux pendant des années qui m’ont donné envie d’acheter un modèle. Ah, ça, ça tournait, les catalogues, les filles n’en perdaient pas une miette, page après page, on flairait le modèle sympa, la couleur sympa, le nouveau gadget innovant de l’année (un ressort dans le talon, argh je meurs) et on commandait, fébrilement, sa petite paire.
Mais comment peut-on bosser avec des sabots ? Il y a une loi non écrite qui dirait, quelque part, qu’une infirmière, en service, elle doit porter des sabots blancs ? Ou roses ? Ou verts ?

D’abord, les sabots, désolé, mais moi je trouve ça ignoble. C’est vieillot, ça fait baba-cool sur le retour : la forme est moche, l’aspect ringard. Tu peux mettre toute la couleur pastel que tu veux dessus, moi je dis que c’est réservé à la ferme et que ça devrait y rester.
Ensuite, le côté pratique des sabots : non mais comment tu veux bosser avec ça aux pieds ? Et tu plaisantes, j’espère quand tu me dis que c’est confortable ? Les filles ne tarissent pas d’éloges sur le “bien-être total” qu’on éprouve en sabots, soi-disant lié à l’excellente circulation sanguine stimulée par le talon qui claque sur la semelle. N’importe quoi. Qu’on me le prouve. Et, surtout, je trouve ça hyper dangereux, casse gueule, déplacé dans une situation de soins qui implique ergonomie et force physique.
Lorsqu’on doit soulever un malade du lit au fauteuil, lorsqu’on doit reculer avec lui, lorsqu’on doit se détourner rapidement, le port du sabot me semble totalement inadéquat à la situation : risque élevé de se tordre la cheville, de reculer le pied sans la chaussure, de se blesser fortement en perdant la chaussure (chute) : ce n’est pas fiable, ce truc, enfin, ouvrez les yeux, vous n’êtes pas à la plage, là !

Je me souviens d’une histoire à se tordre la cheville de rire : une de mes collègues, qui faisait mine de donner un coup de pied dans un carton vide qui traînait par terre l’avait raté (c’est une fille, n’oubliez pas) et son sabot avait giclé dans l’air, explosant totalement la baie vitrée ! Celle-ci était tombé à terre dans un vacarme assourdissant, pendant que nous restions tous la bouche grande ouverte, sidérés. Avant d’éclater de rire.

Seul grand avantage des sabots en plastok : ils se lavent. Parce que, pardon de vous le dire, mesdames, mais qu’est-ce que vous pouvez puer des pieds, pour certaines…Je n’ai jamais mis mes baskets à la machine mais il paraît que ça se fait.

3 commentaires

  1. L'infirmier du dimanche dit :

    C’est la mode… un jour on ira peut-être au boulot en tongs !
    Autrement, c’est étonnant qu’il n’y ai pas d’obligation de porter des chaussures spéciales de sécurité comme celles des cuisiniers par exemple.
    En cuisine, il y a des normes…mais pas en réa ou vous pouvez venir avec des vieilles baskets ou des chaussures ouvertes devant !

  2. Sue dit :

    … et c’est de pire en pire avec les Crocs là maintenant !
    Vive les baskets aussi pourries soient elles y’a rien de plus confortable \o/

  3. caféjardin dit :

    Moi, je peux assurer une garde de 12 heures avec mes sandales Kickers, même pas mal aux pieds. Qu’est ce que j’en ai avalé des kilomètres de couloirs avec ces pompes… en plus elles sont increvables! Ah oui!… le truc moins glamour c’est quand tu les retires à la fin du boulot…

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