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	<title>William Rejault</title>
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	<description>Mes humeurs</description>
	<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 07:35:51 +0000</pubDate>
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		<title>Je ne suis pas mort !</title>
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		<pubDate>Mon, 20 Apr 2009 07:35:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je vous prie de m&#8217;excuser : je ne suis pas mort, je suis simplement en promo et&#8230;Je ne peux pas tout faire !
Je reviens très vite sur soignants.com, promis  
Merci pour vos mails.
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je vous prie de m&#8217;excuser : je ne suis pas mort, je suis simplement en promo et&#8230;Je ne peux pas tout faire !</p>
<p>Je reviens très vite sur soignants.com, promis <img src='http://www.soignants.com/blog/rejault/wp-includes/images/smilies/icon_smile.gif' alt=':)' class='wp-smiley' /> </p>
<p>Merci pour vos mails.</p>
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		<title>Mais quelle idée d&#8217;avoir choisi ce job.</title>
		<link>http://www.soignants.com/blog/rejault/50/mais-quelle-idee-davoir-choisi-ce-job.html</link>
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		<pubDate>Mon, 30 Mar 2009 11:19:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[10 raisons pour lesquelles je veux me tirer de ce métier de fou là, tout de suite…
-    Je suis célibataire, sans enfants, je n’ai pas eu de férié à rester dans mon lit depuis le VRAI 11 novembre 1918.
-    La prochaine surveillante qui m’appelle à 7h15 pour me demander si je peux venir remplacer machine [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong>10 raisons pour lesquelles je veux me tirer de ce métier de fou là, tout de suite…</strong></p>
<p>-    Je suis célibataire, sans enfants, je n’ai pas eu de férié à rester dans mon lit depuis le VRAI 11 novembre 1918.<br />
-    La prochaine surveillante qui m’appelle à 7h15 pour me demander si je peux venir remplacer machine qui devait déjà remplacer machin, je lui explose sa voiture avec une masse.<br />
-    Les internes qui ne parlent pas français, c’est vachement drôle. Jusqu’au moment où faire la traduction simultanée et exhaustive des visites vous empêche d’écouter ce que le patron attend de vous.<br />
-    Je gagne la même chose qu’en  2001, au franc près.<br />
-    Je suis le plus expérimenté du service, ça fait trois ans que je suis là. OH MON DIEU.<br />
-    Je suis le plus vieux du service, après 13 ans de DE, toutes les autres ont craqué depuis. OH MON DIEU.<br />
-    J’ai dix ans de plus que les internes : quand je les drague, même pas ils écoutent.<br />
-    C’est mon treizième Nouvel An de garde. Rien n’a changé. Je me souviens, la première année, je me disais « plus jamais je me tape le premier janvier au boulot, c’est glauque »<br />
-    Les patients me font de plus en plus confiance : je comprends pourquoi en voyant mon reflet. Le ventre, les grosses lunettes, la calvitie : pas de doute, je suis rassurant, quelque part.<br />
-    Les nanas qui rangent les produits injectables sont, chaque année, encore plus jeunes, plus illettrées et plus agressives que l’année passée. On ferait mieux d’embaucher des tigres blancs, il y aurait moins d’erreur et la communication passerait mieux.<br />
-    On vient de nous annoncer que, finalement, la clim ne va pas être installée. Problème de budget. Par contre le bureau du médecin va s’agrandir de deux mètres, pas tout seul, hein, il faut pousser un mur et détruire une chiotte. Le budget ? Pas de problème.</p>
<p>Z E N</p>
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		<title>C&#8217;est le pied</title>
		<link>http://www.soignants.com/blog/rejault/46/cest-le-pied.html</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 03:01:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n’ai jamais voulu porter de sabots au boulot, jamais, et ce ne sont pas les catalogues bourrés d’horreurs qui me sont passés sous les yeux pendant des années qui m’ont donné envie d’acheter un modèle. Ah, ça, ça tournait, les catalogues, les filles n’en perdaient pas une miette, page après page, on flairait le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je n’ai jamais voulu porter de sabots au boulot, jamais, et ce ne sont pas les catalogues bourrés d’horreurs qui me sont passés sous les yeux pendant des années qui m’ont donné envie d’acheter un modèle. Ah, ça, ça tournait, les catalogues, les filles n’en perdaient pas une miette, page après page, on flairait le modèle sympa, la couleur sympa, le nouveau gadget innovant de l’année (un ressort dans le talon, argh je meurs) et on commandait, fébrilement, sa petite paire.<br />
Mais comment peut-on bosser avec des sabots ? Il y a une loi non écrite qui dirait, quelque part, qu’une infirmière, en service, elle doit porter des sabots blancs ? Ou roses ? Ou verts ?</p>
<p>D’abord, les sabots, désolé, mais moi je trouve ça ignoble. C’est vieillot, ça fait baba-cool sur le retour : la forme est moche, l’aspect ringard. Tu peux mettre toute la couleur pastel que tu veux dessus, moi je dis que c’est réservé à la ferme et que ça devrait y rester.<br />
Ensuite, le côté pratique des sabots : non mais comment tu veux bosser avec ça aux pieds ? Et tu plaisantes, j’espère quand tu me dis que c’est confortable ? Les filles ne tarissent pas d’éloges sur le “bien-être total” qu’on éprouve en sabots, soi-disant lié à l’excellente circulation sanguine stimulée par le talon qui claque sur la semelle. N’importe quoi. Qu’on me le prouve. Et, surtout, je trouve ça hyper dangereux, casse gueule, déplacé dans une situation de soins qui implique ergonomie et force physique.<br />
Lorsqu’on doit soulever un malade du lit au fauteuil, lorsqu’on doit reculer avec lui, lorsqu’on doit se détourner rapidement, le port du sabot me semble totalement inadéquat à la situation : risque élevé de se tordre la cheville, de reculer le pied sans la chaussure, de se blesser fortement en perdant la chaussure (chute) : ce n’est pas fiable, ce truc, enfin, ouvrez les yeux, vous n’êtes pas à la plage, là !</p>
<p>Je me souviens d’une histoire à se tordre <span style="text-decoration: line-through;">la cheville</span> de rire : une de mes collègues, qui faisait mine de donner un coup de pied dans un carton vide qui traînait par terre l’avait raté (c’est une fille, n’oubliez pas) et son sabot avait giclé dans l’air, explosant totalement la baie vitrée ! Celle-ci était tombé à terre dans un vacarme assourdissant, pendant que nous restions tous la bouche grande ouverte, sidérés. Avant d’éclater de rire.</p>
<p>Seul grand avantage des sabots en plastok : ils se lavent. Parce que, pardon de vous le dire, mesdames, mais qu’est-ce que vous pouvez puer des pieds, pour certaines&#8230;Je n’ai jamais mis mes baskets à la machine mais il paraît que ça se fait.</p>
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		<title>A chaque coup tu perds.</title>
		<link>http://www.soignants.com/blog/rejault/38/a-chaque-coup-tu-perds.html</link>
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		<pubDate>Mon, 23 Mar 2009 12:26:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Il existe une énorme division entre ma meilleure amie (qui est infirmière, aussi) et moi. Elle, elle fait partie du clan « Faut lui répondre à chaque fois » et moi, moi je fais partie du clan « mais laisse pisser, plus tu lui réponds, plus il s’énerve après toi ». On est pas du [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il existe une énorme division entre ma meilleure amie (qui est infirmière, aussi) et moi. Elle, elle fait partie du clan « <strong>Faut lui répondre à chaque fois</strong> » et moi, moi je fais partie du clan « <strong>mais laisse pisser, plus tu lui réponds, plus il s’énerve après toi</strong> ». On est pas du tout (mais pas du tout) d’accord sur la contre-attaque et personne ne peut réellement nous apporter un élément concret de réponse.</p>
<p>Je vous explique.<br />
J’ai un collègue, Pierre, qui est un vrai connard. Un vicieux, un teigneux, une petite frappe faite infirmier. En gros, il n’a pas de vie à part le boulot et, en gros, dans le boulot, il passe sa vie à me faire remarquer mes erreurs. Mais attention, jamais en face, hein. Jamais ! Soit il les fait remarquer dans le cahier de transmissions (histoire que tout le monde les apprenne), soit il les énonce à voix haute devant une aide-soignante qui vient gentillement me les répéter le lendemain (à peine déformées, à peine !) ou mieux du mieux, le top du top, il les balance en réunion d’équipe, devant la surveillante et le médecin, avec une petite remarque en coin comme si tout cela n’était rien et que les erreurs ça arrive. Surtout à William. Et jamais à Pierre.</p>
<p>Au début, ça m’a rendu fou. D’angoisse. Je refaisais tout trois fois, je revérifiais, je partais plus tard en ayant mille fois recompté les machins mais, étrangement, plus je faisais ça et plus d’autres erreurs apparaissaient. Je me suis rendu compte que, loin de le calmer, mon attention redoublée…faisait redoubler ses remarques. J’ai alors écouté ce qu’il me disait :<br />
-    Mais William, surtout n’hésite pas, quand je fais une erreur, signale-là moi !<br />
-    Oui, Pierre.<br />
Mais ça me gênait, allez savoir pourquoi, d’abord parce que je n’aime pas enfoncer les gens et ensuite parce tout le monde fait des erreurs. Enfin, et surtout, je perdais moins de temps à rectifier derrière lui qu’à annoter sur le cahier, du bout des lèvres « Désolé de te déranger, Pierre, pardon, mais il me semble que Vendredi tu as donné un ½ cardensiel toute la journée à Madame Varrig alors que le traitement a été stoppé la semaine dernière. C’est rectifié, signé Will ».</p>
<p>Incroyable mais vrai : mes remarques, quand j&#8217;osais les écrire, loin de lui donner une équitable répartition des erreurs dans le service, façon « <strong>un coup c’est toi, un coup c’est moi</strong> », chose que je déteste, semblaient redoubler son empressement à me cartonner. Une erreur de sa part relevée par moi et c’était dix de moi (forcément des petites, oubli de commander des stylos, par exemple, non arrachage de la page du calendrier ou non rangeage des documents, mais il y avait deux urgences à la suite, ce jour-là, ce que j’avais noté en rouge), dix erreurs de moi relevées. Avec hargne.</p>
<p>J’étais baisé.<br />
Si je ne disais rien, il semblait ne jamais faire d’erreur.<br />
Si je relevais ses erreurs, on rentrait en guerre et les coups redoublaient.</p>
<p>J’ai donc pris le parti de me taire, de travailler et de lire bêtement, sans réagir, ses remarques après un week-end. Je corrige ses (nombreuses ! Et pas des petites) erreurs en me disant que tout le monde en fait, je ne lui dis rien et ainsi va la vie. Il se répand auprès de tout le monde, tout le temps, me balançant des horreurs, par derrière, tout le temps.</p>
<p>Emilie n’est pas d’accord avec moi : elle me dit qu’il faut contre-attaquer et ne pas laisser passer un pouce de terrain, rien. Elle me dit qu’il faut le prendre à son propre jeu, en permanence, pour lui faire comprendre qu’il a quelqu’un en face. Elle, elle ne lâche jamais rien, jamais. Ca l&#8217;épuise, elle ne vit que pour contrecarrer les remarques de ses collègues. Et les patients, dans tout ça, alors ?</p>
<p>Je ne sais pas.<br />
Je n’ai aucune envie de m’épuiser dans ces conneries.<br />
Mais mon silence, parfois, m’épuise autant que mes réactions.<br />
Le vrai problème, ce ne sont pas les erreurs, le vrai problème, c’est sa connerie et son vice par rapport à ça.<br />
Et en disant ça, je ne suis plus dans le professionnel depuis bien longtemps.</p>
<p>Je ne sais pas.<br />
Mais ça me bouffe.<br />
« <strong>Putain mais achète toi une vie, ducon ! Lâche-moi !  Tu m&#8217;as entendu ? LACHE-MOI !</strong>»<br />
C’est tout ce que je vois comme solution. Mais pour le moment, je le dis seul face au mur. Pas face à lui. Je n’oserai jamais.</p>
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		<title>La mine dort</title>
		<link>http://www.soignants.com/blog/rejault/35/la-mine-dort.html</link>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 12:16:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je ne sais pas ce qu’il m’arrive mais plus le temps passe et plus je suis cool au boulot, mais cool dans une direction que je n’aurai jamais pu prendre, il y a quelques années. Un truc tout bête, tiens : je dors la nuit qui précède ma prise de poste, après les deux jours [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je ne sais pas ce qu’il m’arrive mais plus le temps passe et plus je suis cool au boulot, mais cool dans une direction que je n’aurai jamais pu prendre, il y a quelques années. Un truc tout bête, tiens : je dors la nuit qui précède ma prise de poste, après les deux jours de repos. C’est bête, n’est-ce pas ? Et bien figurez-vous que je n’ai pas fermé l’œil, pendant des années, mais rien, je me tournais et me retournais sans cesse toute la nuit, alors que j’étais épuisé, que je voulais dormir mais non, rien ne venait.<br />
Moralité, j’arrivais épuisé au boulot, le jour de la reprise, bien épuisé, sans vraiment comprendre pourquoi. Tout allait bien, j’aimais mon poste, mes collègues (dans la mesure du raisonnable), j’étais plutôt compétent mais non, impossible de fermer l’œil. Je m’endormais pour mieux me réveiller, en contemplant l’heure sur le réveil, toutes les heures et demie.</p>
<p>Je ne sais pas ce qui s’est passé dans ma vie, si je suis devenu philosophe ou si j’ai pris conscience de ma condition de mortel mais, désormais, je dors mes huit heures sans souci et j’en mettrais presque le réveil le matin pour ne pas oublier de me lever. J’arrive dans les vestiaires à la dernière minute, je peux remettre une blouse bien sale de la veille sans pester que je n’en ai pas reçu de propres depuis 1945 et j’arrive toujours à la dernière seconde (plus deux minutes) assis sur ma chaise, à écouter les transmissions, d’une oreille…mhummm…disons relativement attentive. Je ne sors plus mon quatre couleurs, d’ailleurs j’en ai tellement perdu, des quatre couleurs, que je n’en ai plus. Je taxe ceux des copines ou j’utilise jusqu’à la dernière goutte les moches que j’ai volé dans une agence immobilière ou ceux des Pompes Funèbres, ils sont bien ceux-là, ils écrivent gros.</p>
<p>Je note tout sur une feuille mais j’en garde moins qu’avant. C’est un peu malheureux mais je crois que « je connais la musique » et qu’elle résonne moins bien à mes oreilles. On me la fait moins, quoi. Les pathologies me surprennent rarement, les comportements humains sont souvent identiques, les histoires qui peuvent dégénérer, je leur vois poindre le nez, les gentils  malades par contre je m’appuie dessus et j’attends d’eux qu’ils restent gentils. Et obéissants. Et patients. Je ne crois plus le baratin de la surveillante (j’en ai tellement entendu) et je ne crois plus le baratin de l’interne (j’en ai tellement croisé) et je ne crois plus le baratin du médecin (j’en ai tellement tendu, des classeurs) et je ne crois même plus les propres conneries que je raconte, c’est dire.</p>
<p>Je gère, quoi.<br />
C’est étrange, il me semble avoir gagné en confort de travail ce que j’ai perdu en humanité. Mais cette pensée m’est si déplaisante que je me raccroche immédiatement aux voyages proposés par le CE, cette année : 1250 euros pour le Cambodge, 9 jours, ça m’a l’air rudement bien. En priant pour que les connes du Viscéral aient pas la même idée. Remarque je pourrais toujours les pousser sur un champs de mine antipersonnel.</p>
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		<title>C&#8217;est la porte ouverte à toutes les dérives</title>
		<link>http://www.soignants.com/blog/rejault/32/cest-la-porte-ouverte-a-toutes-les-derives.html</link>
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		<pubDate>Wed, 11 Mar 2009 07:09:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Il m’est arrivé un truc atroce tantôt et tant pis pour elle si elle le lit mais voilà : alors que j’allais faire pipi (enfin !) (Un jour, on sortira une enquête sur les vessies dilatées par l’effort de contention, chez les infirmières au travail. Me suis entrainé : je peux garder un pipi urgent [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Il m’est arrivé un truc atroce tantôt et tant pis pour elle si elle le lit mais voilà : alors que j’allais faire pipi (enfin !) (Un jour, on sortira une enquête sur les vessies dilatées par l’effort de contention, chez les infirmières au travail. Me suis entrainé : je peux garder un pipi urgent plus de trois heures. Je peux même l’oublier, carrément, à un moment donné. Et puis soudain, je ne sais pas, c’est plus possible : j’y cours presque. Soudain, les derniers mètres sont les pires et c’est tout juste si les gouttes ne jaillissent pas alors que je baisse l’élastique du pantalon blanc. Incroyable ces dernières secondes avant de pisser…Et ce mot qui apparaît dans ma tête : DELIVRANCE ! <strong>Enfin seul</strong>, aussi, surtout)</p>
<p>Bref, alors que j’allais faire pipi dans les toilettes du premier, je pose ma main sur la poignée, je tire la porte et là, cri d’horreur : Emilie, l’aide-soignante, mi penchée, le cul à l’air, en train de se remonter la culotte, qui était fort basse.<br />
Vision totale.<br />
Totale.<br />
-    Oh pardon, que je glisse, hyper gêné, <em>en me tournant et en claquant la porte</em>. <strong>Merdemerdemerdemerde</strong>, oh putain la pauvre, me dis-je en moi-même.</p>
<p>Je vais dans le couloir, et tente de me trouver une contenance, en regardant le plafond et, surtout, en attendant ma place parce que je pourrais fuir, oui, mais j’ai GRAVE envie de pisser, il ne faut pas l’oublier. Emilie sort, glaciale et me regarde avec méchanceté :<br />
-    ET BEN ALORS ? Ca t’arracherait pas les mains de frapper avant d’entrer ?<br />
-    Oh pardon, oui, bien sûr, pardon (<em>que je lui réponds sans réfléchir</em>)<br />
-    Mais on a pas idée, de rentrer comme ça, merde !<br />
-    Oh pardon, oui, bien sûr, pardon (<em>que je réponds, en y réfléchissant de plus en plus</em>)<br />
-    Tu sais, c’est presque du harcèlement sexuel, méfie-toi !<br />
-    Oh pardon, oui…euh…Non…Mais qu’est-ce que tu me fais là ? Tu es aux chiottes, tu pisses, tu fermes la porte à clef, non ? Si tu oublies et que je rentre par inadvertance, je m’excuse, ce que j’ai fait, et puis toi tu m’engueules pas, non mais attends…<br />
-    Et la politesse ?<br />
-    Mais je suis poli !<br />
-    On frappe avant d’entrer dans les toilettes !<br />
-    Euh à la maison, oui, peut-être…Pas au boulot.<br />
-    Je ne sais pas où tu as été éduqué.<br />
-    Dis, tu me pètes les couilles (<em>que je lui dit en lui montrant le mec dessiné sur la porte</em>) et pour ta gouverne, ce sont les toilettes pour homme, alors la politesse, hein, tu me la copies dix fois.<br />
-    Et ben, justement, t’es un homme, pisse debout, prends pas les toilettes.</p>
<p>Moi, ça me sciait, elle était plus choquée que je ne frappe pas, que je pisse assis plus que de l’avoir vu encore plus nue que son mari. Ah les femmes, les femmes, LES BONNES FEMMES !</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le crime sera presque parfait</title>
		<link>http://www.soignants.com/blog/rejault/30/le-crime-sera-presque-parfait.html</link>
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		<pubDate>Mon, 09 Mar 2009 04:36:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[On a eu un moment d’arrêt quand la patronne nous a dit qu’elle avait commandé les nouvelles tuniques et que celles-ci devaient arriver en fin de mois, si tout allait bien.
- Les NOUVELLES tuniques ? (fait le choeur des vierges effarouchées, d’une seule voix + la mienne, qui ne suit ni vierge, ni effarouché, depuis [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>On a eu un moment d’arrêt quand la patronne nous a dit qu’elle avait commandé les nouvelles tuniques et que celles-ci devaient arriver en fin de mois, si tout allait bien.<br />
- Les <strong>NOUVELLES</strong> tuniques ? (fait le choeur des vierges effarouchées, d’une seule voix + la mienne, qui ne suit ni vierge, ni effarouché, depuis bien longtemps)<br />
- Oui, j’en avais assez de tout ce blanc, je me suis dit qu’il fallait donner un coup de fouet à la maison, un coup de jeune, un coup de propre. En plus, le blanc, c’est déprimant, ça grossit, c’est salissant et c’est&#8230;euh&#8230;médical…<br />
- Mais nous<strong> SOMMES</strong> des médicaux !<br />
- Oui et bien je sais mais vous l’êtes un peu trop, on se croierait dans un bloc opératoire, ici, parfois, avec toutes ces tuniques. Non, non, non, je veux de la vie, je veux de l’espoir dans les murs : je veux de la couleur. J’ai décidé, point.</p>
<p>Un murmure d’horreur parcourt l’assistance. L’une d’entre nous, moins coincée que les autres (c’est toujours elle qu’on envoie gueuler en premier quand il y a quelque chose qui ne va pas dans la maison) lève le doigt, faisant taire la directrice qui l’interroge du regard :<br />
- Ouiiiiiii ?<br />
- Quelle couleur vous avez choisie ?<br />
- Oh, vous n’allez pas être déçues&#8230;Et puis j’ai demandé qu’on change la forme, aussi…</p>
<p>Ah. <strong>Une deuxième bombe en moins de cinq minutes</strong>. Elle fait fort, la patronne, aujourd’hui. Ou alors elle fait TRES fort en faisant exprès de jeter deux grenades l’une après l’autre : nous n’avons pas le temps de récupérer de la première qu’il faut gérer la suivante. Ca doit porter un nom en stratégie du marketing. Le terrorisme, non ?</p>
<p>- Vous&#8230;avez&#8230;changé&#8230;la&#8230;forme ?<br />
- Oui. J’ai lu je ne sais plus où que vos poches sont un vecteur de contamination, c’est très sale, les poches dans une tenue, tous les microbes se logent dedans, les mains y plongent, ça bouillonne, ça copule, c’est cracra, j’avais lu ça et j’avais retenu donc j’ai demandé que vos nouvelles tenues n’aient plus de poches et, ah oui, les boutons pressions sur le devant, c’est très laid, ça fait “<em>cuisine moscovite</em>&#8221; donc ça aussi, j’ai demandé à ce qu’on vire et vous aurez toutes de jolis polos. Voilà. De jolis polos bien près du corps, qui vous mettront plus en avant que vos blouses d’antan.<br />
- Et&#8230;la&#8230;couleur ?<br />
- Bordeaux et pêche, sur le col. C’est une commande spéciale, ils n’avaient pas ça sous la main, j’ai demandé qu’on les fasse faire, ça coûte un peu plus cher, d’accord, mais on ne les verra pas chez tout le monde, c’est sûr, à moins que je ne lance une mode, ce qui serait très drôle, non ? Ah ah ah ah ah ah.</p>
<p>Et la voilà qui se met à rire, longuement.<br />
On s’est renseigné : si on lui arrache les freins et qu’elle meurt dans un accident de voiture, en faisant gaffe de bien effacer les traces (<em>on regarde les Experts</em>) le temps que l’enquête remonte à nous on aura eu les sept jours légaux maximum pour renvoyer la commande et demander le remboursement.</p>
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		<title>Le NON dit.</title>
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		<pubDate>Fri, 06 Mar 2009 04:42:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
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			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me demande si les gens étaient aussi impolis avant l’arrivée du mail ou si ils n’osaient pas. A croire que le mail libère les instincts les plus vils chez ceux qui travaillent beaucoup avec : c’est la fête du slip de l’impolitesse, des phrases salement tournées pour menacer sans menacer (<em>un écrit est toujours une preuve</em>) et surtout, pour certains, une arme de destruction massive. Ils ne répondent pas de la semaine et lâchent finalement leurs infos le vendredi, à 17 heures. Au moment de quitter le boulot.</p>
<p>J’avais besoin, depuis quelques jours, d’un renseignement. Mail de ma part, poli, attente de réponse. Rien. Je laisse passer cinq jours. Deuxième mail de ma part, poli,attente de réponse. Rien. Je laisse passer cinq jours, et finalement, je décroche mon telephone (<em>peut-être aurais-je du commencer par là, me diriez-vous</em>) :<br />
-    Bonjour, c’est William, je vous appelle au sujet de mon mail.<br />
-    Ah, oui. Je n’ai pas répondu parce que la réponse est non.<br />
-    ? Ok. J’aurai aimé le savoir. Le &#8220;<strong>non</strong>&#8221; ne me gêne pas.<br />
-    Ecoutez, il faut réfléchir un peu : si vous n’avez pas de réponse,c’est que ça veut dire non, c’est<em> logique</em>.<br />
-    Oui, chez les personnes impolies et les gros cons pas éduqués, je vous l’accorde, ça se passe souvent comme ça. C&#8217;est logique.</p>
<p>Silence interloqué du type :<br />
-    Vous venez de me dire quoi, là ?<br />
-    Oh, rien.<br />
-    Non mais je rêve….Vous venez de me dire que je ne suis pas éduqué ? Que je suis un gros con ?<br />
-    Ecoutez, je sais pas, je vous laisse, je suis pressé mais je vous propose de m’envoyer un mail et si vous ne recevez pas de réponse de ma part à votre question, c’est que la réponse est non.<br />
Et j’ai raccroché.</p>
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		<title>Je suis dans ce métier pour faire souffrir les autres.</title>
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		<pubDate>Wed, 04 Mar 2009 14:29:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[Je me suis bien fait attraper l’autre matin,  en voulant arracher une sonnette du mur, pour avoir la paix dix minutes, je vous le dis comme je l’ai fait, sans mentir, bref, je me suis fait bien attraper : l’arrachage de la sonnette a provoqué un appel d’urgence. Toutes les blouses disponibles sont arrivées au [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Je me suis bien fait attraper l’autre matin,  en voulant arracher une sonnette du mur, pour avoir la paix dix minutes, je vous le dis comme je l’ai fait, sans mentir, bref, je me suis fait bien attraper : l’arrachage de la sonnette a provoqué un appel d’urgence. Toutes les blouses disponibles sont arrivées au galop dans la chambre (au galop, on se comprend, dans les maisons de retraite il y a quand même rarement le feu au lac !) et m’ont regardé bizarrement.<br />
Non seulement j’étais rouge de colère, furieux, essayant de me contenir devant une vieille toute aussi rouge, tout aussi furieuse, mais je tenais à la main l’objet du délit. Les yeux me fixaient, de tout côté. On voulait savoir ce que j’étais en train de faire, et je n’avais pas mille réponses. Je me suis assumé :<br />
-    OUI j’ai arraché la sonnette, sinon je vais finir par l’assommer avec le téléviseur. Je prendrais dix ans de taule mais j’aurai la paix, voilà, j’aurai la PAIX, elle n’arrête pas de sonner depuis deux heures, elle a sonné vingt fois, je suis celui qui est juste à côté, je n’arrive pas à découper plus d’une boite de médicaments qu’elle sonne encore, et encore, et encore. Je n’en peux plus, elle veut que je lui change les chaines de la télé, la télécommande ne marche plus ! Est-ce que j’y peux quelque chose, hein, moi ? Hein ? HEIN ?</p>
<p>Personne ne disait rien, en fait, tout le monde regardait ses chaussures, un peu compréhensif, sur le coup, seule la vieille gueulait derrière qu’elle voulait regarder Antenne 2 et pas la Une, et que puisque tout le monde était là, autant la changer, la chaine. Sermonnée par une des filles, la vieille ne veut rien savoir et insiste pour sa chaine. Je la montre du menton :<br />
-    AH ? Vous voyez ?<br />
Alors que je m’apprête à sortir la vieille se tue elle-même toute seule :<br />
-    De toute façon vous êtes payés pour ça, je ne vois pas où est le problème. Je sonne, vous venez, le petit personnel n’a pas à discuter les ordres.</p>
<p>On a demandé à l’homme d’entretien de bidouiller sa sonnette pour plus qu’elle sonne, même branchée, en appuyant sur le bouton « présence extérieure ». Je sais, nous sommes des maltraitants. Je sais. Et ben je vais vous dire, ça me fait un bien fou de l’être, de temps en temps.</p>
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		<title>Seuil de tolérance</title>
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		<pubDate>Mon, 02 Mar 2009 04:31:52 +0000</pubDate>
		<dc:creator>wrejault</dc:creator>
		
		<category><![CDATA[Non classé]]></category>

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		<description><![CDATA[C’est marrant, quand on y pense, je ne peux marcher dans une merde de chien sans tourner de l’oeil (et sans jeter la paire de pompes, ne riez pas, c’est vrai, sauf si elle est nettoyée avec amour par la personne qui partage ma vie) (si c’est pas de l’amour, ça, ma chérie, je m’appelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>C’est marrant, quand on y pense, je ne peux marcher dans une merde de chien sans tourner de l’oeil (et sans jeter la paire de pompes, ne riez pas, c’est vrai, sauf si elle est nettoyée avec amour par la personne qui partage ma vie) (<em>si c’est pas de l’amour, ça, ma chérie, je m’appelle Laurence</em>) et ça m’est encore arrivé hier, normal, j’habite Paris. Non, ce que je veux dire c’est je ne peux pas marcher dans une merde de chien sans tourner de l’oeil alors que je peux, sans problème :</p>
<p>- Tirer sur des fils qui sont arrimés à des crochets plantés dans un oeil, pour orienter cet oeil selon les désirs du chirurgien, pendant des heures.<br />
- Regarder le chirurgien inciser le blanc de l’oeil et tripoter à foison l’iris ou je ne sais quoi, avec son scalpel, pendant que je mâche mon chewing-gum.<br />
- Voir une lipo à un mètre en regardant la graisse tomber dans le bocal : la pompe entre de vingt bons centimètres sous la peau qui se soulève comme une nappe posée sur la table de la cuisine, peau qui tressaute sous les violents coups de poignets du chirurgien.<br />
- Sentir l’odeur de la peau grillée par le bistouri, en pensant aux vacances.<br />
- Enfoncer moi-même un cathéter dans la veine d’une main, sur le poignet, et pester parce que rien ne vient : trifouiller un coup, ressortir et repiquer plus haut. Enfin ça vient !<br />
- Curer un escarre bien profond en sentant racler mon petit instrument contre l’os du sacrum.<br />
- Enfoncer une aiguille bien profond dans la fesse, en intramusculaire, chez une maigre, et la sentir toquer contre l’os, au fond.<br />
- Me faire vomir dessus, dans une cuvette que je tiens obligeamment.<br />
- Me faire pisser dessus, par un monsieur qui ne sait pas viser dans le pistolet que je tiens obligeamment.<br />
- Me faire chier dessus, par un drap que je tire un peu trop fort et qui, en prenant de la vitesse, me retombe sur le nez, faisant couler un peu de merde liquide encore fraîche sur ma joue.<br />
- Enlever un duoderm après six jours (ah bravo les filles) sur une plaie si odorante qu’on dirait un fromage italien en vacances au soleil, sans déodorant.<br />
- Tirer sur un ongle qui ne  demande qu’à tomber.<br />
- Enlever le dentier d’une vieille après le repas, pour le nettoyer à la brosse à dents, enlever les déchets (steak haché, pâtes) et lui remettre dans la bouche, avec les doigts et sans gants.</p>
<p>Oui, tout ça, je peux le faire (<em>et je le fais</em>) mais marcher dans une merde de chien, rien qu’à l’idée, rien qu’à l’odeur&#8230;Je défaille. Va comprendre, Charles.</p>
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