
A l’âge de 5 ans, un tiers des anciens grands prématurés (nés entre 22 et 32 semaines de grossesse) requièrent encore une prise en charge médicalisée. Et 40% des enfants nés prématurément présentent une déficience motrice, sensorielle ou cognitive.
Ces données sont issues des résultats de l’étude française EPIPAGE, publiées dans la revue The Lancet du mois de mars. Cette enquête a été lancée en 1997 par l’unité Inserm 149, coordonnée par Béatrice Larroque. 9 régions françaises ont participé, incluant les naissances survenues au terme de 22 à 32 semaines complètes de grossesse. Ainsi, 2382 enfants font partie de l’étude. Ils ont été comparé à 660 nouveaux-nés témoins. En France, le nombre de naissances prématurées sont de 10 000 par an. Et elles connaissent une tendance à la hausse : grossesses multiples, traitements de l’infertilité, grossesses plus tardives...