
De nouvelles mesures contre l’autisme, mais sans chiffrage budgétaire Près de 3000 enfants autistes français seraient scolarisés en Belgique.
Le manque de places est criant. Le plan autisme 2008-2010 a donc pour objectif de créer 4100 places dédiées aux personnes autistes en 5 ans.
L’accent sera mis sur la création de petites unités de vie. Le gouvernement a également annoncé sa volonté de « mettre à jour et renforcer la formation initiale et continue des professionnels de santé, des professionnels du médico-social et des enseignants ». Sa volonté est claire : mettre fin au « hiatus qui persiste entre les dernières connaissances et celles mises en pratique par les professionnels ». Un dispositif d’annonce du diagnostic sera aussi expérimenté. En outre, les centres de ressources autisme (CRA) vont identifier les généralistes et les spécialistes les mieux formés à l’accueil en consultation des personnes autistes. Pour en finir avec les querelles de chapelle, la HAS et l’Agence nationale d’évaluation sociale et médico-sociale (Anesm) sont chargées d’élaborer un corpus commun de connaissances. Enfin, dernier objectif du plan : développer la recherche et l’épidémiologie pour être enfin capable de savoir précisément combien de personnes autistes vivent en France. Si ce plan met bien le doigt sur les problèmes les plus aigus, il ressemble plutôt à un catalogue de bonnes intentions. Aucun chiffrage budgétaire n’a par exemple été annoncé.