
L'Agence nationale de recherche sur le sida (ANRS) lance une étude sur le dépistage du Sida avec des tests rapides. Coordonnée par le Pr Yazdan Yazdanpanah (CHU Tourcoing), l'étude évaluera sur deux ans la pertinence de tests rapides non-médicalisés dans la communauté homosexuelle, avec l'association Aides.
A ce jour, tous les tests de dépistage du VIH en France sont réalisés par des personnels médicaux ou para-médicaux. Pour cette expérimentation, les tests seront conduits dans les locaux de Aides, par des volontaires de l'association spécialement formés. Le milieu associatif « devient acteur à part entière de la recherche », s'est réjoui Jean-François Delfraissy, directeur de l'ANRS.
Les villes cibles sont Montpellier, puis Lille (février 2009), Bordeaux (avril 2009) et Paris (début du deuxième semestre 2009). Au total, un millier de tests y seront effectués par un simple prélèvement de sang au doigt, comme pour les diabétiques.
La fiabilité des tests, limitée dans les trois premiers mois après la contamination, devient très comparable ensuite à celle des tests médicaux classiques, selon le Pr Yazdanpanah. Toute séropositivité découverte par le test rapide devra en tout état de cause être confirmée par un test classique, administré par un personnel médical.