"Ce n'est pas le Téléthon!". C'est après ces mots d'Eric Woerth, ministre du budget, qu'a été refusé par les parlementaires un amendement visant à rendre déductible la cotisation ordinale des infirmiers à hauteur de 66% pour les salariés et fonctionnaires.
L'amendement en question présenté à l'occasion de la première lecture du projet de finances 2010, porté par dix sénateurs et sénatrices de l'Union Centriste, visait à réduire la disparité existante entre les infirmiers libéraux, qui peuvent déduire leur cotisation, et leurs collègues salariés et fonctionnaires , en "permettant aux infirmiers salariés et fonctionnaires de déduire cette cotisation de leur impôt sur le revenu". L'amendement prévoyait une "réduction d'impôt est égale à 66 % des cotisations versées", sur le modèle des cotisations syndicales et des dons aux associations reconnues d'utilité publique.
Déjà défavorable à cette mesure l'année dernière, le gouvernement, par la voix d'Eric Woerth a rejeté cette proposition, estimant qu'une "telle disposition serait source de confusion entre tous les régimes." En ajoutant: "Si vous faites entrer de telles cotisations dans cette logique, on ne saura plus où on en est. Ce n’est pas le Téléthon !"
Conclusion malheureuse pour la Coordination Nationale Infirmière à l'origine de l'amendement, qui a vivement réagi dans un communiqué: "Ce ne sont certes pas les premiers propos méprisants qui sont renvoyés, par un politique, à une demande qui préoccupe la profession infirmière mais la référence au Téléthon représente vraiment la phrase de trop !!" conclut sa présidente, Nathalie Depoire.
Rédaction Soignants.com